"Les anti-romans conservent l’apparence et les contours du roman; ce sont des ouvrages d’imagination qui nous présentent des personnages fictifs et nous racontent leur histoire. Mais c’est pour mieux décevoir : il s’agit de contester le roman par lui-même, de le détruire sous nos yeux dans le temps qu’on semble l’édifier, d’écrire le roman d’un roman qui ne se fait pas, qui ne peut pas se faire, de créer une fiction qui soit aux grandes œuvres composées de Dostoïevski et de Meredith ce qu’était aux tableaux de Rembrandt et de Rubens cette toile de Miro intitulée Assassinat de la peinture."
Ironie d’Oriane (Bic noir rageur) : autrement dit l’Être et le Néant sont la même chose mais s’habillent différemment. Il n’y a pas d’anti-littérature ou alors elle est hors du territoire de l’écrit. L’anti-littérature, c’est le silence, peut-être le cri mais en tous cas pas des mots quelle que soit la façon dont ils sont ordonnés sur le papier. Même dans la génération automatique comme la pratique et la diffuse Balpe (FICTION (fictions)) il ne s’agit pas d’anti-littérature mais d’une forme autre de la littérature qui ne fait qu’aborder de nouvelles questions.
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